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Agression d'un touriste par un taxi le soir de Noël à Cartagena,
Colombie
26 décembre 2008. Jeudi soir vers 8h00 pm le soir de Noël, j’ai été
agressé physiquement par un chauffeur de taxi de Cartagena en Colombie
dans le secteur touristique de Bocagrande. Je me nomme Claude Lasanté
et je demeure à Cartagena depuis un peu plus de deux ans et je savais
que ce genre d’agression se produira un jour où l’autre compte tenue
de la violence, de la corruption et du manque de respect des droits
humains. La Colombie est un merveilleux pays à découvrir si vous
n’avez pas de relation avec personne car si vous avez une face de
touriste, alors prenez garde.
La situation :
Je venais de sortir d’un restaurant au coté de l’hôtel Hilton ce soir
de Noël avec mon fils, mes beaux-parents et ma conjointe pour demander
les services d’un taxi pour nous reconduire au quartier El Recreo qui
est situé à environ 20 minutes de taxi. Après quelques tentatives
infructueuses de ma conjointe pour faire arrêter un taxi, alors je me
mets au bord de la route car c’est plus facile quand tu as un visage
de touriste (pour mieux profiter de toi), enfin un taxi arrête. Il
nous dit qu’il ne peut pas embarquer 5 personnes (et pourtant nous
avons pris deux taxis pour arriver au restaurant en étant 5 dedans) et
alors mon fils et sa grand-mère n’embarque pas et prendront un autre
taxi.
Une ou deux minutes plus tard, je demande au taxi combien cela coûte
pour aller à El Recreo, car ici aucun "meter" existe pour le tarif,
mais une liste des tarifs est en vigueur. Le taxi ne répond pas et
subitement il nous dit qu’il ne va pas là, alors je réponds où tu t’en
vas ? Alors il se stationne dans un parking à la droite. Je demande
qu’est-ce qui se passe et il me répond qu’il ne va pas là car il n’est
pas obligé. Je dis à ma conjointe d’appeler la police car j’ai besoin
d’une preuve impartiale pour le dénoncer car il est obligé par la loi
769 article 131 paragraphe C29 de ne pas refusé car c’est un service
public régie par la loi tout comme la police, hôpital, pompier, etc.
Il y une semaine environ, nous avons lu un article dans le journal El
Universal mentionnant ce comportement illégal de plusieurs taxis et
que la loi est la loi et qu’il est important de dénoncer ce genre de
comportement.
Alors le conducteur ouvre son capot pour inventer un problème
mécanique et vient de mon coté (j’étais assis en avant) pour me
demander de sortir pour prendre quelque chose en dessus du siège où je
suis assis. Comme en Colombie, les conducteurs de taxi ont souvent des
objets et des armes, alors je reste assis sur mon siège et je lui dis
qu’on attend la police et que je ne sortirai pas d’ici. Alors il se
met à crier et je demande à ma conjointe ce qu’il dit car son espagnol
n’est pas trop compréhensif pour moi. Elle me dit qu’il veut que je
débarque, qu’il ne nous donne pas le service, donc que son problème
mécanique est faux (facile à comprendre pour toute personne).
Première agression
Le
conducteur me touche pour me provoquer, alors je lui réponds que s’il
me touche à nouveau que je vais me défendre et le frapper car il
m’agresse. Il continue à crier et je vois la rage dans ses yeux, alors
je descends du taxi et va directement vers lui qui recule un peu
compte tenue de ma grandeur, il enlève son t-shirt (je n’ai jamais
compris pourquoi) et cherche à m’agresser, alors je lui assène un coup
de poing qui le fais tomber sur les fesses, il se relève et son regard
tente de chercher quelque chose, il va vers ma gauche (vers une
clôture) et tente de me frapper et je lui assène deux coups que
l’envoie sur le sol et à cet instant j’applique un genou sur lui pour
l’immobiliser pour de bon. Je tente d’utiliser ma main gauche pour qui
est bloquée quelque part, soit plantée directement sur le pic d’une
clôture pointue. Je vois le pic entré dans ma paume de la main gauche
et la forme qui dépasse au dessus de ma main, une vision d’horreur
m’envahit et alors je laisse le conducteur sur le sol pour aller en
criant vers la rue pour demander aux gens, dont un gardien de
sécurité, pour appeler l’ambulance et la police car ma main à un trou
énorme (voir la photo prie à l’hôpital). Aucune personne appelle la
police ou l’ambulance, même le gardien de sécurité tente d’arrêter les
autres taxis pour venir en aide du conducteur de taxi !!!! Incroyable.
Deuxième agression, par derrière
Ma
conjointe et son père sortent du taxi pour mettre une serviette autour
de ma main qui saigne abondamment et le conducteur surgit par dernière
de moi et lorsque je me retourne, il me frappe au visage avec une
pierre qu’il avait dans sa main (voir la photo des coupures sur mes
lèvres) pendant que ma conjointe enroulait la serviette autour de ma
main. Alors ma conjointe et son père se ruent vers lui et le terrasse
par terre. Je tire alors sur mon beau-père et ma conjointe pour ne pas
profiter de la situation et que nous devons aller à l’hôpital
rapidement. Nous prenons alors les papiers du taxi car la police n’est
même pas arrivée de même que l’ambulance, cependant ma conjointe sait
qu’il y a un hôpital de maternité tout près.
L’après agression :
Nous entrons dans l’hôpital et le gardien de sécurité appelle la
police qui viendra dans 10 minutes, donc plus de 20 minutes passe
depuis l’agression et la station de police est à 2 minutes de cet
endroit. Le docteur me traite immédiatement car le sang était partout,
4 points de sutures dans la main et deux autres à l’intérieur de la
bouche. La police rempli un rapport donnant simplement les
informations sans garder le conducteur au poste en prétextant qu’il
n’y a avait pas préméditation. Le docteur m’envoie dans un autre
hôpital pour subir des rayons X au cas de fracture dans la main. Pour
terminer la soirée, nous nous rendons au poste de police de Bocagrande
et le responsable nous dit que nous n’avons pas à faire de
dénonciation d’agression, mais d’aller à la fiscalia (département de
justice). Je lis le code pénal de la Colombie, loi 599, et je vois
qu’il y a erreur de la part de la police et qu’il doit garder
l’agresseur selon l’article 111-112 concernant les lésions
personnelles. Y a-t-il erreur où est-ce une autre corruption de la
police ?
La dénonciation difficile car je
porte des culottes courtes
:
Nous nous rendons le lendemain 26 décembre à la fiscalia pour dénoncer
cette agression, cependant le gardien de sécurité m’interdit d’entrer
car je suis en pantalon court !!! Cependant la loi concernant le
processus judiciaire, la loi 906 article 4 fait par de la
discrimination des gens… donc en contradiction avec le gardien de
sécurité. Après plusieurs minutes de discussion et surtout avec l’aide
d’un chef de police, nous accédons au département de justice pour
faire la dénonciation. Imaginez ne pas pouvoir porter plainte lorsque
un étranger en vacances, en culotte courte habituellement se fait
abuser, voler, agresser… donc j’ai dû utiliser des influences pour
pouvoir entrer… mais les autres étrangers ont-ils ces influences ? La
dénonciation est ainsi déclarée sous le numéro de control
130016001128200809045. Le département de transport a aussi été avisé
de cette agression et du non respect de la loi 769, article 131
paragraphes C19 et C29 concernant le service public à offrir aux gens.
J’ai à passer un examen médical légal pour déterminer les dommages,
incapacités, lésions, etc.
Selon le code pénal, la loi 599 articles 111 et 112, la prison entre
16 et 36 mois est la sanction indiquée pour les lésions personnelles
et des montants d’argent à payer selon la gravité des blessures et les
incapacités corporelles.
Information au public et organismes applicables :
Une rencontre avec le journal de Cartagena El Universal est en cours
de route et ensuite les grands quotidiens de la Colombie, ceux du
Canada, des USA et d’Europe afin d’informer les touristes. L’ambassade
du Canada à Bogota, DAS, les députés du Canada pour ne pas voter en
faveur du traité de libre échange avec la Colombie, agences de voyage,
etc. car plusieurs autres problèmes de droits humains qui sont
bafoués.
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